-Chapitre 99-
Added 2025-02-07 22:41:05 +0000 UTC-Chapitre 99-
-6e jour de la 3e lune de l’an 301 AC-
-POV Ronald Connington-
En entrant dans la capitale, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais au lieu de trouver des gens nous regardant avec haine, mépris et peur, nous avons été accueillis par des cris joyeux.
Des cris soulagés et libérés.
Moi qui appréhendais encore l’accueil que nous aurions pu recevoir de la part du peuple de la capitale, je fus grandement soulagé de voir autant de joie et d’enthousiasme face à notre entrée, signifiant officiellement que nous avions gagné la guerre.
‘Nous sommes les grands gagnants, certes, mais à quel prix ?’ pensai-je en me souvenant de tout ce qui avait été détruit pour arriver jusqu’ici.
‘De tout ce que nous avions été forcés de sacrifier à cause de la cupidité et de l’avidité de quelques-uns.’
‘Sans la trahison des Lannister, nous serions encore en train de vivre tous ensemble en paix,’ pensai-je avant de jeter un coup d’œil au chariot transportant le corps de Tommen.
« Cela te passera, » dit ma tante sur un cheval blanc à ma droite.
Je n’ai rien répondu, car je pouvais sentir sa satisfaction face à la mort de Tommen ainsi que sa joie face à la destruction de la Maison Lannister.
‘Elle est maintenant princesse des Sept Royaumes tout en ayant vaincu Cersei, normal qu’elle soit aussi heureuse,’ pensai-je, comprenant pourquoi elle n’éprouvait aucune peine pour eux, à l’opposé de moi.
‘Père ne sera pas heureux de la mort de Tommen,’ me dis-je, car je connaissais assez bien mon père pour savoir qu’il avait réellement considéré Tommen comme son fils à un moment de sa vie.
Petit à petit, nous avons avancé, acclamés par la foule, jusqu’à ce que nous arrivions au Donjon Rouge, qui, à l’opposé du reste de la ville, était totalement silencieux.
Une fois les portes du château passées, mon cœur se serra en voyant la mère de Tommen.
‘Mon ancienne belle-mère,’ pensai-je en sentant une boule se former dans ma gorge, mais arrêtant tout de même mon cheval et descendant de celui-ci pour aller lui annoncer la nouvelle.
Même si la nouvelle de la mort de Tommen avait été clairement relayée un peu partout, elle n’avait pas l’air d’être au courant, ou du moins d’y croire, car elle le cherchait du regard parmi la foule comme si nous l’avions fait prisonnier.
Alors que je me demandais comment m’adresser à elle, car elle n’était plus ma mère depuis que père avait rompu son mariage avec elle, ni la reine depuis que nous avions gagné la guerre, Cersei Lannister me demanda :
« Où est Tommen ? »
J’ai dégluti avant de dire :
« Tommen s’est battu vaillamment… »
« Non. »
« Je lui ai laissé le choix de vivre… »
« Non, sale menteur ! Où est mon fils ? Où est-ce que vous avez emprisonné mon fils ?!! » dit-elle en essayant de me gifler.
Avant même que je ne puisse me préparer à l’impact, elle fut jetée à terre par Alynne, qui dit en la regardant du haut de sa monture :
« Ton fils est mort, Cersei. »
« Non, tu mens ! » dit-elle, n’arrivant plus à contenir ses larmes et pleurant en nous maudissant de tous les noms.
« Vous êtes des monstres ! Vous avez tué mon petit garçon ! » hurla-t-elle.
Alynne la regarda froidement, puis dit :
« Tu es très mal placée pour dire cela, étant donné que tu as failli faire tuer Ronald alors qu’il n’avait que neuf ans. Ronald lui a épargné la vie, mais malheureusement, une flèche la lui a ôtée. Si tu veux pleurer sur sa dépouille, tu peux, mais vous avez perdu, alors n’épuise pas ma patience. »
Cersei ne dit rien et continua à pleurer, ce qui agaça ma tante, qui roula des yeux avant de se tourner vers moi afin de me demander :
« Est-ce que ça va ? »
J’ai hoché la tête froidement sans rien dire avant de m’en aller, tout en maudissant une fois de plus dans mon esprit Tywin Lannister.
‘Que tout ton être brûle dans les flammes des Sept Enfers pour l’éternité,’ priai-je en marchant rapidement pour m’éloigner le plus vite possible de cette atmosphère morbide.
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-POV Ronnet Connington-
« Donc tout ce qui est au-dessus de Hautjardin sera à vous et entrera dans les Stormlands. » dit Mace Tyrell les sourcils froncés.
J'ai dit : « Étant donné que je suis roi des Tempêtes, j’ai décidé de faire des Stormlands les Crownlands. Donc toutes les terres au sud seront désormais annexées aux Crownlands. »
« C’est une absurdité ! » dit Olenna Tyrell, furieuse, car je prenais la moitié des terres du Reach, mais aussi plus de la moitié des seigneurs vassaux directs des Tyrell, fragilisant encore plus leur emprise sur la région.
« Une absurdité ? » répétai-je d’un ton interrogateur.
Margaery dit : « Ma grand-mère est vieille, elle ne voulait pas vous offenser, mais il est vrai qu’il faut reconnaître que c’est pratiquement tout le Reach que vous nous coupez. »
J’ai hoché la tête, puis j’ai dit :
« C’est tout ce que j’ai conquis moi-même. Personne ne me l’a offert sur un plateau. Mes soldats se sont battus pour cela. Je ne vais pas simplement vous rendre tout cela sous prétexte que vous avez changé de camp à la dernière seconde. »
« Je ne le nie pas, mais… »
« Pourquoi ne pas simplement couper la poire en deux ? Vous gardez tout ce que vous avez conquis et nous gardons le reste. » dit Willas Tyrell.
J’ai hoché la tête, puis j’ai dit :
« Mais étant donné que j’ai conquis Red Lake… »
« Red Lake n’a pas été conquis par votre armée. Si je me souviens bien, c’est mon frère qui a offert la victoire à Votre Grâce, » dit Willas Tyrell, appuyé sur sa canne, en retirant avec un autre bâton les pions représentant mes troupes de la carte.
J’ai souri, appréciant la vivacité d’esprit des deux frères et sœur, puis j’ai dit :
« Très bien, vous gardez Red Lake ainsi que la côte ouest. »
‘Ils feront de bons conseillers pour Ronald, si ce dernier arrive à les apprivoiser,’ pensai-je, acceptant de subir une petite perte, car de toute façon, j’avais déjà ce que je voulais avoir.
‘Une énorme population pour y recruter des soldats pour mon armée personnelle ainsi que de vastes terres arables,’ pensai-je.
Tout le monde hocha la tête, plutôt satisfait d’avoir pu garder certaines de leurs terres, s’attendant déjà à tout perdre.
‘Tout le monde sauf une personne,’ pensai-je en observant du coin de l’œil la personne en question.
Olenna secoua la tête sur le côté sans rien dire, mais son expression en disait assez sur ce qu’elle pensait.
« Vous n’avez pas l’air satisfaite, Olenna. »
Elle voulut dire quelque chose, sûrement une remarque cinglante sur le fait qu’elle était plus âgée que ma grand-mère ou bien que je n’étais même pas encore né quand elle était déjà adulte, mais elle finit par se taire et renifla sans rien dire, ce qui me fit doucement rire.
« Très bien, puisque nous sommes tous d’accord, alors nous nous reverrons une fois que l’heure du dîner sera venue, » dis-je en les invitant à sortir du solaire du seigneur des lieux, qui était resté muet, intimidé du début à la fin par ma présence.
Une fois que tout le monde fut parti, Rodrik, qui était de l’autre côté de la porte, entra et dit en la refermant :
« J’ai reçu une lettre arrivée par corbeau de la part de Ronald. »
« Parfait, cela veut dire qu’il a lui aussi accompli la tâche qui était la sienne, » dis-je en tendant la main pour recevoir la lettre.
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Père,
Je suis heureux et triste à la fois de t’annoncer que j’ai réussi à faire tomber le siège de Bronzegate avant la fin de la première journée.
J’aurais aimé te dire que nous n’avons pas essuyé de nombreuses pertes, mais ce ne fut pas le cas, car la bataille ne s’arrêta pas une fois que nous eûmes pris Tommen.
Une flèche a transpercé Tommen avant qu’il ne puisse accepter de se rendre et de déposer les armes, ce qui a poussé les armées arrivées des autres côtés, confuses, à continuer le combat, ne croyant pas en la mort de leur roi.
Nous en sommes venus à bout facilement en semant la peur dans leurs rangs avec un assaut de la cavalerie dirigé par moi-même ainsi que par les chevaliers noirs, mais nous avons eu de nombreux blessés graves qui n’ont pas survécu à la nuit suivant la bataille.
Je me dirige vers la capitale, un peu inquiet de l’accueil que nous y recevrons.
Je voulais que tu apprennes par moi que la guerre était terminée. La paix peut enfin revenir sur les Sept Royaumes.
Ton fils et héritier,
Ronald Connington.
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J’ai secoué la tête en repliant la lettre, puis j’ai dit :
« Tommen est mort. »
Rodrik a froncé les sourcils, puis a dit :
« Elle ne le prendra pas bien. »
J’ai voulu hausser les épaules pour signifier que je m’en fichais, mais maintenant que j’avais gagné, maintenant que je m’étais vengé, maintenant que la haine qui avait noirci mon cœur et me dévorait de l’intérieur était rassasiée, l’amour que j’avais enfoui essayait de refaire surface.
‘Maintenant, c’est elle qui doit me haïr,’ pensai-je, restant silencieux pendant quelques instants avant de finalement soupirer longuement.
« Prépare nos hommes à partir. Dans trois jours, nous remontons à King’s Landing, » dis-je finalement en écoutant la petite voix au fond de moi.