SakeTami
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-Chapitre 93-

-Chapitre 93-

-POV Ronnet Connington-

« C’est vraiment magnifique, tu ne trouves pas ? » dis-je en observant les portes de Red Lake se fermer au loin à travers ma longue-vue.

« Et dire qu’il pense avoir une chance de nous battre », dit Arion.

« Tywin ? » demandai-je à Arion.

Ce dernier hocha la tête, un sourire dédaigneux sur les lèvres.

« Tout sera bientôt fini pour lui ainsi que pour les Lannister », dis-je en riant, tout en donnant un léger coup sur mes rênes pour faire avancer mon cheval.

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-POV Tywin Lannister-

SON DE COR

« Comment est-ce possible ? » dis-je en observant depuis les murs de Red Lake l’armée de Ronnet Connington descendre de la colline, plusieurs kilomètres au loin.

« Cela ne nous arrange pas », dit Loras Tyrell, à ma droite.

‘Sans blague’, pensai-je, ignorant la remarque inutile du troisième fils de Mace Tyrell, dernier héritier de la grosse fleur.

« Faites monter vos hommes sur le mur », ordonnai-je en le regardant.

Il se tourna soudainement vers moi et demanda, les yeux exorbités de surprise face à l’ordre :

« C’est une blague ? Et pour quel motif ? »

« Vos soldats sont plus frais que les miens », répondis-je, soulignant l’évidence, avant d’ajouter en désignant mes hommes : « Mes soldats sont épuisés, regardez par vous-même »

Loras Tyrell ne fit même pas l’effort de regarder mes hommes, certains étant à genoux, vomissant leurs tripes à cause de l’effort surhumain qu’ils avaient dû fournir lors des marches forcées.

« Nous avions convenu d’une alliance d’égal à égal, pas de servir de boucliers », rétorqua-t-il catégoriquement, refusant de faire monter ses hommes pour défendre les murs.

‘Cet imbécile va tous nous faire tuer à cause de son manque de discernement’, pensai-je, de plus en plus agacé par l’attitude de ce chiot sans laisse qui ne cessait de remettre en question mon autorité.

‘Si seulement je n’avais pas besoin de lui…’

« Si vous voulez qu’ils passent les portes avant la fin de la journée, très bien, continuez ainsi. Mais souvenez-vous que si ce démon franchit ces portes, je vous aurai prévenu », dis-je en faisant signe à un de mes capitaines de venir pour recevoir mes ordres.

Loras Tyrell fit la grimace, leva la main et dit : « Attendez… »

Je haussai un sourcil sans rien dire, attendant de voir ce qu’il avait à dire.

Il hésita quelques instants avant de finalement faire signe à un jeune homme.

« Va dire à Olymer de faire monter nos hommes », dit Loras Tyrell à contrecœur, visiblement agacé de devoir me donner raison.

‘Jeune chien fou. Ce n’est pas parce que tu as plus d’hommes que moi que tu auras le dernier mot sur le commandement’, pensai-je, observant cet imbécile céder à ma volonté.

« C’est mieux », dis-je, hochant la tête, satisfait qu’il reste encore un peu de bon sens au jeune Tyrell.

Ce dernier se tourna vers moi et dit, les sourcils froncés :

« Nous nous occuperons de la défense aujourd’hui. MAIS dès demain, vos hommes devront se battre, suffisamment reposés ou non. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ? »

Je le fixai froidement et hochai la tête.

‘Ce n’est pas encore le moment de le remettre à sa place’, pensai-je, avant d’ajouter en regardant l’armée ennemie avancer rapidement vers nous : ‘Une fois que nous aurons terminé avec cet arriviste arrogant, je m’occuperai de lui.’

« Très bien », dis-je, hochant la tête sans rien ajouter.

Loras Tyrell me fixa un moment sans rien dire, puis s’éloigna pour superviser la défense des murs.

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-POV Ronnet Connington-

Je tirai légèrement sur la bride de mon cheval pour qu’il s’arrête et, sans attendre, je dis :

« Amenez-moi les prisonniers. »

« Tu veux faire ça tout de suite ? » demanda Rodrik, les sourcils froncés.

‘Il pense sûrement que je suis trop impatient, mais honnêtement, j’en ai marre d’attendre. Plus tôt tout cela sera réglé, mieux ce sera’, pensai-je en me tournant vers lui.

« Il est grand temps d’en finir », répondis-je à Rodrik avant de tourner mon regard vers les chariots contenant nos prisonniers, qui avançaient vers nous.

« Faites sortir les Lannister ainsi que les chevaliers et seigneurs assermentés à leur Maison », ordonnai-je à mes soldats, qui s’empressèrent d’ouvrir les portes des chariots pour en faire descendre les Lannister.

« RONNET ! » hurla Kevan Lannister en descendant du chariot, les mains attachées dans le dos par des chaînes en acier.

L’un de mes hommes lui asséna un coup dans le ventre avec le manche de sa lance, le faisant s’accroupir au sol, à bout de souffle.

« Relevez-le », ordonnai-je d’un geste de la main pour qu’il soit rapidement remis sur pied.

Je détournai mes yeux de Kevan Lannister pour les poser sur un autre Lannister.

‘Un Lannister bien plus important’, pensai-je silencieusement.

‘Non, "important" n’est pas le terme exact. Il est bien plus… précieux’, songeai-je en observant cet homme me fixer froidement sans rien dire.

‘Il a appris à se taire avec les Fer-nés’, pensai-je en remarquant sa main droite mutilée, dépourvue de deux doigts.

Une file d’une dizaine d’hommes passa devant moi, surveillée de près par mes soldats.

J’agitai légèrement les rênes pour que mon cheval avance au trot, à quelques pas derrière eux.

« Détends-toi, Victor », dis-je en voyant ce dernier tourner la tête sans arrêt vers le sommet des murs, cherchant à repérer les archers ennemis.

« On est à portée de leurs flèches, Ronnet. Alors excuse-moi si je ne partage pas ta foi aveugle en ton plan », répondit Victor en se repositionnant sur sa selle, visiblement nerveux.

Je jetai un coup d’œil à Rodrik à ma droite, et nous dûmes tous deux nous retenir de rire en voyant l’inquiétude palpable de Victor.

Une fois revenus à notre sérieux, nous nous arrêtâmes à portée de voix des murs ennemis.

Je pris une profonde inspiration, puis hurlai à pleins poumons :

« TYWIN ! »

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-POV Tywin Lannister-

‘Que fait-il ?’ pensai-je en voyant Ronnet Connington et ses hommes entrer dans notre champ de tir. 

Ils faisaient s’agenouiller une dizaine de personnes, habillées comme des mendiants.

En plissant les yeux, je reconnus mon frère Kevan, ainsi que mon fils Jaime.

‘Il pense que je n’oserai pas donner l’ordre de tirer, de peur de les toucher’, pensai-je.

‘Et il a raison. Jaime ne doit pas mourir’, ajoutai-je intérieurement. 

Je savais que sacrifier mon fils pour une tentative vaine ne mènerait à rien.

« Préparez-vous à tirer ! » hurla soudainement Loras Tyrell.

« Mais vous êtes fou ! Vous allez tuer des membres de ma famille ! »

Je me tournai vers lui, furieux, et ordonnai d’une voix glaciale :

« Dites-leur de baisser leurs arcs immédiatement. »

Loras Tyrell me fixa quelques instants, puis détourna les yeux.

À contrecœur, il baissa la main, signalant aux archers de ne pas tirer.

Je poussai un soupir de soulagement intérieur et reportai mon attention sur Ronnet Connington.

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-POV Ronnet Connington-

« Acceptez de plier le genou devant le seul et unique roi de Westeros, et nous vous laisserons la vie sauve, ainsi qu’à votre famille. Dans le cas contraire, nous nous verrons dans l’obligation de tous vous tuer. Nous possédons une armée de plus de 100 000 hommes, alors que vous n’en avez que 40 000, dont la moitié sont des cavaliers. Vous n’avez aucune chance », cria Tywin Lannister depuis les murs.

« Qu’est-ce qu’il a dit ? » demanda Arion, tendant l’oreille en vain, incapable de distinguer ses paroles.

Je souris et répondis : « Il veut que je m’agenouille pour lécher les bottes de son bâtard de petit-fils né de l’inceste. »

« Il a l’air plutôt déterminé », fit remarquer Arion d’un ton neutre.

Je haussai les épaules, ne prenant pas sa remarque à cœur.

Je savais très bien de quoi Tywin Lannister était capable… et de quoi il n’était pas capable.

« S’il était réellement déterminé, il aurait déjà ordonné à ses archers de nous cribler de flèches. »

‘Il a trop perdu. Trop d’hommes. Trop de Lannister. Sans ceux que je tiens prisonniers, les Lannister restants ne seront des Lannister que de nom… du moins à ses yeux’, pensai-je.

« Tu avais dit qu’il ne le ferait pas », dit Victor, toujours aussi mal à l’aise avec le fait d’avancer à découvert.

« Et il ne l’a pas fait », répondis-je calmement, avant de hurler à mon tour, en réponse à Tywin :

« VOTRE FILS ET VOTRE FRÈRE MOURRONT SI VOUS NE VOUS RENDEZ PAS IMMÉDIATEMENT, TYWIN ! VOUS ÊTES PRÊT À RISQUER LEURS VIES ALORS QUE NOUS SAVONS TOUS LES DEUX QU’APRÈS CETTE BATAILLE, VOUS DEVREZ ENCORE AFFRONTER LA MÈRE DES DRAGONS ? »

Voyant qu’il ne répondait pas, je décidai de lui offrir une dernière chance. Une ultime opportunité pour sauver son héritage.

‘Sa dernière chance de garantir la survie de la Maison Lannister, de son héritage, de… Cersei’, pensai-je.

« JE VOUS DONNE LA POSSIBILITÉ DE GARDER LES WESTERLANDS, DE SAUVER TOUS LES LANNISTER QUI RESTENT, ET MÊME LE BÂTARD DE VOS ENFANTS. MAIS VOUS DEVREZ VOUS AGENOUILLER DEVANT MON TRÔNE ET ME JURER FIDÉLITÉ. C’EST VOTRE DERNIÈRE CHANCE. SI VOUS LA REJETEZ, PRÉPAREZ-VOUS À REJOINDRE LES SEPT ENFERS », hurlais-je.

Au fond de moi, j’espérais qu’il comprendrait qu’il ne pouvait pas gagner. Mais c’était sûrement trop demander.

Sa réponse me parvint, glaciale et déterminée :

« VOUS LES REJOINDREZ AVANT MOI. »

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-POV Loras Tyrell-

« VOUS LES REJOINDREZ AVANT MOI », hurla Tywin Lannister, furieux, à son ancien gendre.

Il se tourna vers moi et ouvrit la bouche pour me dire quelque chose, mais je n’attendis pas.

Je dégainai mon poignard et lui tranchai la gorge d’un geste vif et précis, ouvrant sa trachée.

‘Je l’ai fait. Putain, je l’ai fait. J’ai tué Tywin Lannister’, pensai-je en sentant le sang chaud du Gardien de l’Ouest éclabousser mon visage.

« Loras… », murmura mon cousin Olymer, les yeux écarquillés, ébahi par ce qu’il venait de voir.

‘L’ancien seigneur le plus redouté de Westeros’, pensai-je, observant le corps de Tywin se convulser une dernière fois avant de s’immobiliser.

« Aaaaaaaah ! » hurla un chevalier Lannister, tirant son épée pour venger son seigneur.

Son cri déclencha la bataille.

Les soldats Lannister et les miens se jetèrent les uns contre les autres dans un chaos sanglant.

Les cris de guerre résonnèrent autour de moi alors que le chaos s'installait sur les remparts.

Les Lannister, pris de fureur après la mort de leur seigneur, se ruèrent sur mes hommes.

Mais mes chevaliers jurés étaient préparés.

Le chevalier Lannister qui avait tenté de me tuer fut abattu avant même de m'approcher.

Trois de mes chevaliers jurés l'embrochèrent presque simultanément, le faisant tomber lourdement au sol.

-Début du Flash-back-

« Loras », dit Margaery sur un ton extrêmement bas en me faisant signe de venir.

« Que veux-tu, Margaery ? » demandai-je, pressé de partir pour arriver avant Tywin Lannister à Old Oak.

« Tu dois tuer Tywin Lannister », dit-elle, me prenant de court.

« Qu’est-ce que tu racontes ? », chuchotai-je furieusement avant de regarder autour de nous et d’ajouter : « Tu veux notre perte ? Si une mauvaise oreille entend ce que tu viens de me dire… »

Margaery m’interrompit et déclara d’un ton déterminé et ferme :

« Tu dois tuer Tywin Lannister pour que Garlan ait la vie sauve. Ronnet Connington assurera sa sécurité et celle de Léonette si tu tues Tywin. »

« Comment est-ce que tu le sais ? », demandai-je, les sourcils froncés.

Elle fit mine de réfléchir quelques instants avant de me tendre une lettre que je lus rapidement.

Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre de quoi il s’agissait.

Ronnet Connington avait fait placer des espions chez nous, appris tout ce dont nous avions discuté, et nous donnait une "dernière chance" de sauver la vie de Garlan.

« Si je fais cela, grand-mère ne me le pardonnera jamais », dis-je, réticent à tomber dans les mauvaises grâces de notre chère grand-mère.

‘Elle est assez rancunière quand elle s’y met’, pensai-je.

« Grand-mère a fait son temps. Si tu le fais, je serai fiancée à Ronald Connington, ce qui fera de moi la femme du prince héritier des Sept Royaumes et la future reine », répondit-elle.

« Et comment vais-je m’y prendre ? », demandai-je, ne sachant même pas comment procéder pour suivre son plan.

« Tu es intelligent, tu trouveras. Fais simplement en sorte qu’il ne se doute pas de tes intentions. Il te sous-estimera et te prendra pour un jeune idiot. Fais en sorte qu’il confirme ses craintes à ton égard », dit-elle, sans avoir la moindre idée de comment m’y prendre.

« Comment est-ce que tu sais tout cela ? », demandai-je, en fronçant les sourcils.

« Je lis le courrier de grand-mère », répondit-elle avant de s’éclipser, sans même attendre que je donne mon accord pour réaliser ce plan.

-Fin du Flash-back-

‘Elle n’avait pas besoin que je lui montre mon accord, car elle savait que je ferais tout pour que Garlan reste en vie’, pensai-je en observant.

Je levai mon épée bien haut pour attirer l'attention de mes troupes et hurler :

« TUEZ TOUS CEUX QUI RÉSISTENT ! CAPTUREZ CEUX QUI SE RENDENT ! »

‘Pour notre Maison.’


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