SakeTami
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-Chapitre 218-

-Chapitre 218-

-POV Samwell Tarly-

J’ai observé Mélissandre qui était debout sur son char, regardant tranquillement le ciel en attendant de voir apparaître l’Empereur ou le Prince sur son dragon, mais rien n’y fit.

Le temps passa, et le ciel restait désespérément vide.

‘Dans quelques heures, le soleil se lèvera. Si jamais elle a eu le malheur de prendre ses désirs et ses rêves pour la réalité…’ pensai-je sans terminer ma pensée, car je savais que c’était la fatigue ainsi que la mort de mon père qui me rendaient aussi tendu.

« Si cette folle nous a menti, je l’empale moi-même sur une pique », dit Jonothor, furieux d’avoir été réveillé après la bataille épuisante d’hier pour attendre en vain…

‘Un quelconque miracle’, pensai-je, car c’était tout ce que nous espérions en ce moment. 

Un miracle qui nous permettrait de mettre fin à cette guerre dévastatrice.

« Elle ne nous a pas menti », dit Trystan, confiant, le seul à garder son sang-froid malgré tous les évènements qui s’étaient produits depuis avant-hier.

« Comment pourrais-tu le savoir ? » demanda Jonothor sur un ton agressif, car nous étions, en fin de compte, tous dans le même camp.

« Jon », dis-je d’un ton ferme afin d’essayer de rappeler le géant blond à l’ordre.

‘C’est la fatigue et la frustration qui parlent’, pensai-je, car nous avons essuyé de nombreuses pertes et perdu trop de temps. 

Nous ne pouvions pas parfaitement nous coordonner, ce qui nous a empêchés de terminer notre contre-attaque tant que nous avions encore l’avantage, leur laissant le temps de se regrouper dans leur campement, notamment avec leurs éléphants.

Ces derniers auraient été vraiment compliqués à contrer avec un tel niveau de fatigue en terrain ouvert.

« Parce qu’elle joue aussi sa place », dit Trystan avec une confiance dans ses propos que je trouvais étrange.

‘Comment sait-il cela ?’ me demandai-je.

« Comment ça ? » demanda Corian à côté de nous, visiblement curieux de la tournure de cette conversation.

« Si vous observez correctement, la Grande Prêtresse est partie durant la nuit. Elle n’est plus parmi ses fidèles », dit Trystan en pointant son menton vers le groupe de chars où chaque prêtresse était rassemblée.

‘Il a raison. Après la bataille, je ne l’ai plus vue’, remarquai-je maintenant qu’il le disait. 

J’étais occupé avec trop de choses pour y faire réellement attention, mais ce qu’il disait était vrai.

‘Nous aurait-elle trahis ?’ me demandai-je, car le Grand Prêtre avait déjà trahi la princesse Daenerys.

‘Non, cela n’aurait aucun sens’, pensai-je, car elle aurait été beaucoup plus vicieuse. 

Cela n’aurait aucun sens qu’elle se trahisse de la sorte.

Nous ne sortirons pas de nos remparts avant que le Prince Viserys ne vienne, et s’il était présent, elle ne pourrait rien contre la puissance de son dragon.

‘Ces démones me font vraiment mal à la tête’, pensai-je, finalement incapable de comprendre ce qui se passait par la tête de ces sorcières.

« Tu penses qu’elle a fui ? » demanda Corian à Trystan, qui avait l’air d’en savoir beaucoup plus que nous tous.

« Je pense plutôt qu’elle a autre chose à faire », dit-il d’un ton énigmatique.

‘Qu’est-ce qui pourrait être plus important pour ces sorcières ?’ me demandai-je avant de comprendre ce à quoi Trystan pensait.

« Le Mur ?! » demandai-je, surpris, car c’était tellement évident que cela ne m’était pas venu à l’esprit.

J’étais beaucoup trop focalisé sur la guerre des vivants, oubliant celle contre les morts.

« Hmmm », fit Trystan en caressant doucement sa monture avant d’ajouter en parlant de Mélissandre qui avait pris la tête de ses sœurs prêtresses rouges :

« Je pense qu’elle est la prochaine en lice pour le titre de Grande Prêtresse, et c’est le moment pour elle de faire ses preuves. »

« Mais si ses informations sont fausses… » dit Jonothor, grognant de mécontentement.

Il pensait toujours que nous étions en train de nous faire mener en bateau par les sorcières rouges.

« Eh bien, nous n’aurons qu’à aller nous recoucher », dit Corian, interrompant le géant blond en souriant.

Il était plus agacé par le manque de sommeil qu’autre chose.

J’ai roulé des yeux, pas d’humeur à rire, contrairement à Corian.

Puis j’ai dit :

« De toute façon, nous n’avons pas le choix. Étant donné que nous ne connaissons personne qui puisse vérifier ses informations, nous sommes obligés d’attendre, car cela pourrait bien…»

RUGISSEMENT DE DRAGON.

Elle avait raison, dit Jonothor, fou de joie, comprenant que nous allions passer de la défensive à l’offensive, mais surtout…

‘Que la guerre est terminée, et c’est nous qui avons gagné’, pensai-je en dégainant Corvenin et en faisant signe aux soldats d’ouvrir les portes de Pentos, tout en observant un dragon de couleur crème, blanc-or, descendre du ciel rapidement en piqué comme un faucon avant d’expirer un torrent de flammes dans le camp ennemi.

---

-POV Viserys Targaryen-

« DRACARYS », hurlais-je en incendiant directement le centre de l’immense campement de l’armée de la coalition Essosii, qui était déterminée à reprendre sa place dominante.

‘Plus maintenant. La Maison Targaryen est de retour, et les dragons aussi’, pensai-je, fou de joie, en regardant Viserion réduire en cendres de nombreuses tentes avant de reprendre un peu de hauteur.

‘C’est parfait, Viserion’, pensai-je en tapotant doucement le côté de mon dragon, tout en le guidant de sorte à ce qu’il dirige sa puissance de feu vers ma prochaine cible.

‘Les palissades’, pensai-je, me collant pratiquement à ma selle pour être protégé au maximum de l’air froid et tranchant qui s’engouffrait dans mon visage.

« DRACARYS », hurlais-je, une fois à hauteur des murs en bois et des palissades défensives, réparties en arc de cercle tout autour du campement ennemi.

‘Ils ont voulu construire des défenses pour parer une possible attaque de notre cavalerie, mais c’était sans compter sur nos dragons’, pensai-je, un sourire aux lèvres, en détruisant les efforts que ces chiens d’esclavagistes avaient mis des lunes entières à construire, réduisant tout en cendres en quelques instants.

Il ne fallut à Viserion et moi qu’un seul passage pour anéantir les palissades défensives et les rares murs de bois construits pour isoler certaines parties du campement.

‘Maintenant, les éléphants’, pensai-je en apercevant plusieurs enclos de fortune, bâtis à la hâte pour garder et nourrir les éléphants de guerre.

Alors que je m’apprêtais à attaquer ces enclos, un puissant cor résonna au loin, me surprenant.

‘C’est parfait’, pensai-je, comprenant que mes actions ne resteraient pas sans réponse. 

Les commandants des légions impériales n’allaient certainement pas rester les bras croisés pendant que je décimais les troupes au sol de la coalition.

Mais je ne m’attendais pas à une réaction aussi rapide.

‘Presque instantanée’, pensai-je, en voyant plusieurs portes de Pentos s’ouvrir simultanément pour laisser sortir la Garde Sombre de la cité. 

Ces soldats se lancèrent dans une charge déterminée et organisée, un contraste saisissant avec la désorganisation totale du camp ennemi.

Le feu s’était propagé un peu partout et était extrêmement difficile à éteindre.

‘S’ils s’y risquent…’, pensai-je, en observant l’absence d’efforts pour contenir les flammes.

Essayer d’éteindre ces incendies serait une décision suicidaire.

Ils deviendraient des proies faciles pour notre cavalerie.

La panique s’était emparée du camp ennemi.

Les hommes fuyaient dans toutes les directions, cherchant désespérément à sauver leur vie.

‘Bande de lâches’, pensai-je, tout en donnant une tape à Viserion pour l’inciter à se diriger vers les enclos des éléphants. 

C’était la dernière chose à faire pour que la victoire soit totale.

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-POV Boqoro Maegyr-

En entendant le rugissement d’un dragon, je me réveillai en sursaut, le cœur battant à tout rompre.

J’écoutai attentivement quelques instants, mais je n’entendis rien d’autre.

Soupirant, je fermai les yeux, me persuadant que c’était une hallucination, un fruit de mon esprit fatigué par les pressions des derniers jours.

‘Nous y passerions tous si c’était le…’

RUGISSEMENT DE DRAGON.

Cette accalmie fut de courte durée. Les cris de douleur et de terreur de mes hommes suivirent, brisant le silence.

Puis un autre rugissement, puissant, strident, résonna dans l’air, bien plus proche cette fois-ci.

‘C’est le cri de la mort’, pensai-je, terrifié, alors que je voyais les lueurs rougeoyantes et orange des flammes danser à travers ma tente.

‘Nous sommes finis’, pensai-je en attrapant mon épée et mon armure dans un geste frénétique.

‘Je ne peux pas mourir maintenant’, pensai-je, mes mains tremblantes rendant mes mouvements maladroits. 

Ces gestes, pourtant familiers, me semblaient soudain impossibles.

‘Pas après tout ce que j’ai réussi à esquiver jusqu’à présent’, pensai-je, en terminant de m’habiller.

Décidé à sortir de ma tente pour rallier mes hommes, je découvris avec horreur que les gardes postés devant ma tente avaient fui.

Le chaos régnait.

Les hommes couraient dans tous les sens, la raison abandonnée, leur seul objectif étant de survivre.

« SOLDATS ! », hurlais-je, tentant de restaurer un semblant d’ordre.

« ARRÊTEZ-VOUS ! », continuai-je, espérant former une petite troupe pour tenter une percée.

Je savais que les légions de Pentos allaient fondre sur nous, et mes chances de survie étaient presque nulles.

« SOLDATS, JE VOUS ORDONNE DE VO… »

Je n’eus même pas le temps de terminer ma phrase. Un mercenaire me bouscula violemment, me projetant au sol.

Je réalisai qu’il s’agissait d’un ancien esclave en voyant son tatouage.

Mais, au lieu de s’excuser, il me cracha au visage et, dans un élan de folie, me hurla dessus avant de continuer sa fuite :

« Va te faire foutre et dégage de mon chemin ! »

Ce fut alors que je compris.

Toutes les promesses, toutes les menaces que nous leur avions faites, tout le pouvoir que nous exercions sur ces hommes n’avaient plus aucune emprise.

‘Ils ont plus peur d’un dragon que d’un fouet’, pensai-je, accablé, en observant le désordre total.

‘Ce ne sont pas des Immaculés. Ce sont simplement des hommes qui veulent vivre’, pensai-je, comprenant parfaitement leur terreur, car, il y a longtemps, un homme comme eux m’avait sauvé la vie.

« BOQORO ! »

Assis par terre, perdu dans mes pensées, je ne remarquai pas que je me faisais tirer du sol par Mydas jusqu’à ce qu’il hurle mon nom à mon oreille pour me ramener à la réalité.

Je tournai la tête vers lui, surpris de le voir ici. Puis, il cria : « IL REVIENT ! »

Je suivis la direction qu’il pointait, et c’est alors que je compris.

Tout le monde se ruait dans une seule direction, fuyant ce qui s’approchait inexorablement.

‘La mort vient pour nous’, pensai-je, le cœur lourd, alors que le rugissement d’un dragon résonnait à nouveau, plus proche, plus puissant, plus terrifiant.

RUGISSEMENT DE DRAGON.


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